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Note de Paul Magès proposant le suivi de 10 taxis DS et 10 taxis ID pour essais hydrauliques (2 juillet 1959)

Une note de service de Paul Magès proposant de suivre en conditions réelles 10 taxis DS et 10 taxis ID pour tester des organes hydrauliques nouveaux avant leur généralisation en série.

Note de Paul Magès proposant le suivi de 10 taxis DS et 10 taxis ID pour essais hydrauliques (2 juillet 1959) — page 281
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Cette note de service du B.E.A. (Bureau d'Études Automobiles) de Citroën, adressée par Paul Magès à M. Duclos (avec copie à MM. Cadiou, Hermet, Louis et Pompon), résume une conversation datée du 9 juin 1959 p. 281 — la note elle-même étant dactylographiée et datée du 2 juillet 1959 selon l'annotation manuscrite en marge p. 281.

Le constat de départ

Magès explique qu'il est difficile pour le B.E.A. et le laboratoire de reproduire en interne les conditions réelles d'utilisation par les clients, et qu'il faudrait sinon multiplier considérablement les voitures d'essai et le personnel p. 281.

L'expérience antillaise

Depuis novembre 1958, des observations menées à la Guadeloupe et à la Martinique sur le plan hydraulique ont montré qu'il est possible de « suivre à distance l'évolution des organes » à condition de donner des instructions précises p. 281. Magès en tire la conclusion qu'il faut reproduire ce suivi en France.

Le programme des taxis

La proposition concrète porte sur le suivi de 10 taxis DS et 10 taxis ID, sur lesquels seraient montés et mesurés périodiquement (tous les 6 semaines) des organes hydrauliques, mécaniques et électriques « nouveaux ou modifiés », en « avant série », avant tout ordonnancement définitif p. 281-282.

Trois exemples de modifications à vérifier sont cités : la pompe monocylindre HP sur ID (étanchéité à l'huile minérale), le disjoncteur DS-ID, et l'huile du circuit hydraulique p. 282.

Le texte précise qu'aucune modification nécessitant l'accord du service des Mines ne serait appliquée, et que Citroën pourrait fournir un véhicule supplémentaire pour maintenir en permanence un taxi disponible à l'examen p. 281-282. L'expérience antérieure de trois taxis DS de particuliers, suivis par le B.E.A. depuis plus d'un an, est également mentionnée comme point de départ p. 281.

Contexte

À la fin des années 1950, la DS (1955) puis l'ID (1957) sont les vitrines de la suspension hydropneumatique mise au point par Paul Magès. Les taxis parisiens, roulant beaucoup et dans des conditions urbaines exigeantes, constituaient traditionnellement pour les constructeurs un excellent « laboratoire roulant » grandeur réelle, permettant de tester la fiabilité des organes bien avant leur généralisation en série — pratique alors courante dans l'industrie automobile.

Regard d'archiviste

Ce document illustre bien la méthode de travail de Magès : articuler essais de laboratoire et retour d'expérience terrain à grande échelle. Il montre aussi le souci constant de fiabilité qui caractérisait son approche des organes hydrauliques, dans la continuité de ses travaux d'avant-guerre sur la suspension (voir les plans de suspension hydropneumatique de 1944).

Il semble que cette note s'inscrive dans un dossier plus large de suivi et d'amélioration continue des organes hydrauliques de la DS/ID, comme le suggère le sommaire de la chemise 41-59 consacré précisément à ces évolutions.

Datation

2 juillet 1959

Document

2 pages

Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 281–282

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Note d'archivage

p.281 « RESUME DE NOTRE CONVERSATION du 9/6/59 », note n° 12 268 dactylographiée le 2.7.59 ; p.282 page 2 de la même note.