Note de M. Delerive à Paul Magès sur les griefs envers la maison Dowty (21 février 1957)
Une note interne de février 1957 où M. Delerive demande à Paul Magès de résumer ses griefs envers la maison Dowty, fournisseur de joints, avant une négociation financière.

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Cette note, datée du 21 février 1957, est adressée par M. Delerive à M. Magès, alors au B.E.A. (Bureau d'Études Automobiles de Citroën).
Delerive fait référence à « notre conversation téléphonique de l'autre jour » et annonce la tenue prochaine d'une conférence avec les gens de Dowty dont l'objet est de « règler la question financière » p. 209.
Il demande à Magès de lui « résumer, en quelques lignes, les griefs » que celui-ci a envers la maison Dowty, et fixe un délai : « dans le courant de la semaine prochaine » p. 209.
Le document porte le numéro « 52 » inscrit à l'encre rouge en haut à droite, ainsi qu'une signature manuscrite bleue au-dessus du nom dactylographié d'A. Delerive.
Aucun détail n'est donné dans le texte sur la nature précise de ces « griefs » ni sur les termes du litige financier : ils restent, à ce stade, non précisés.
Contexte
La société britannique Dowty, spécialisée dans les systèmes hydrauliques (notamment pour l'aéronautique), a été un fournisseur ou partenaire technique dans le développement de certains composants de la suspension hydropneumatique Citroën, en particulier les joints d'étanchéité des vérins et sphères.
En 1957, Magès est déjà l'un des artisans reconnus de ce système : entré chez Citroën en août 1925 (notes autobiographiques), il a établi les premiers plans de suspension hydropneumatique dès février 1944 (plans du 17 février 1944), conduit les premiers essais sur 2 CV en 1946 (cahier des premiers essais) et vu le système équiper la DS présentée le 6 octobre 1955. Il est donc logique que ce soit à lui que Delerive s'adresse pour établir l'argumentaire technique face à Dowty, deux ans après le lancement de la DS.
Il est notoire que la mise au point de cette suspension a nécessité de nombreux essais et ajustements techniques avec des fournisseurs extérieurs, dont des questions de qualité de pièces ont pu entraîner des litiges commerciaux ou des réclamations financières — sans que cela soit ici confirmé par le document lui-même.
Regard d'archiviste
Cette courte note administrative, bien que sobre, offre un aperçu intéressant des relations tendues entre Citroën et son fournisseur Dowty à propos des joints d'étanchéité, probablement liés aux problèmes rencontrés sur la suspension hydropneumatique.
Il semble que Magès, en tant qu'ingénieur en charge du dossier technique depuis les origines du projet, ait été sollicité pour appuyer une négociation financière avec un argumentaire technique précis — la mention des « griefs » suggère des défauts ou non-conformités constatés sur les pièces fournies p. 209.
Ce document trouve probablement sa place dans le même ensemble documentaire que la chemise « Étude théorique – suspension hydropneumatique 1943/44 », qui retrace les développements techniques de ce système sur plus d'une décennie, ainsi que dans la continuité du sommaire de la chemise 41-59 consacré à la suspension hydropneumatique et ses évolutions.
Une pièce d'intérêt principalement administratif, mais révélatrice des enjeux industriels et commerciaux entourant une innovation technique majeure, à un moment où Magès poursuivra encore dix-sept ans sa carrière chez Citroën avant sa retraite en septembre 1974.
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Datation
21 février 1957
Document
1 page
Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 209
Catégorie
Note d'archivage
p.209 note datée « Le 21 FEVRIER 1957 » de M. Delerive à M. Magès.
