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Note de service de Paul Magès (1er mars 1957) sur l'échec des joints « Dowty »

Une note où Paul Magès explique à sa hiérarchie pourquoi Citroën a dû abandonner les joints hydrauliques modifiés par le fournisseur Dowty, revenant à sa solution d'origine après un échec catastrophique.

Note de service de Paul Magès (1er mars 1957) sur l'échec des joints « Dowty » — page 210
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Dans ce document

Cette note de service, datée du 1er mars 1957, est adressée par Paul Magès à M. Delerive, avec copie à MM. Cadiou et Thaon, sous la référence B.E.A « 11 196 » p. 210.

L'historique du problème

Magès rappelle qu'« à l'origine de l'hydraulique sur voiture », Citroën avait dû résoudre « un problème de joint multiple », réglé par des « joints toriques encastrés dans des plaquettes tôle » p. 210.

La solution DOWTY

Le fournisseur Dowty avait alors proposé une solution alternative : des joints « moulés directement dans la plaquette, le caoutchouc étant adhérent au métal » p. 210. Une avant-série fut réalisée et montée sur les prototypes Citroën « sans aucune difficulté », les essais ne révélant « rien d'anormal » p. 210. Magès souligne que cette confiance initiale s'appuyait sur l'expérience de Dowty, « qui a travaillé dans cette branche bien avant nous » p. 210, comparant la situation au fait de « ne pas donner de conseils à SKF pour la réalisation des roulements à billes » p. 210.

L'échec et le retour en arrière

Par la suite, Dowty a proposé des modifications à sa solution, auxquelles Citroën a fait confiance. Ces modifications se sont révélées « catastrophiques », contraignant Citroën à revenir à « notre solution première » p. 210, c'est-à-dire les joints toriques d'origine.

Contexte

Ce document se situe dans le cadre du développement de la suspension hydropneumatique, système phare inventé par Paul Magès et lancé sur la DS Citroën en 1955. La question de l'étanchéité des circuits hydrauliques — soumis à de fortes pressions — constituait un enjeu technique majeur pour la fiabilité de ce système révolutionnaire.

Dowty était un fournisseur britannique reconnu, spécialisé notamment dans les équipements hydrauliques pour l'aéronautique, ce qui explique la référence de Magès à son expertise antérieure dans ce domaine.

Regard d'archiviste

Cette note illustre, avec une certaine ironie assumée par Magès, un épisode de gestion industrielle où la confiance accordée à un fournisseur expert s'est retournée contre l'entreprise. Le ton est net, presque pédagogique dans l'explication donnée à sa hiérarchie : Magès justifie a posteriori une décision (faire confiance à Dowty) puis le retour en arrière qu'elle a rendu nécessaire.

Le document s'inscrit probablement dans la suite logique des travaux menés sur les joints depuis les débuts de l'hydropneumatique, dont on trouve des traces dès les années 1940 dans le même dossier, comme les plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle. Il témoigne de la rigueur avec laquelle Magès documentait, même les échecs techniques, les choix d'ingénierie qui ont façonné la fiabilité finale du système DS.

Cette pièce trouve naturellement sa place dans le sommaire de la chemise 41-59, consacrée à l'évolution technique de la suspension hydropneumatique.

Datation

1er mars 1957

Document

1 page

Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 210

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

p.210 note de service datée 1.3.57, réf. B.E.A 11 196, en réponse à la note du 21 février.