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Relevés de défauts hydrauliques DS/ID et plannings qualité 100 000 km (1957)

Un dossier de terrain de Paul Magès : plannings d'étude, mesures de pression et relevés de défauts sur pompes HP, conjoncteurs, correcteurs et cylindres de débrayage, remontés à l'automne 1957 lors du chantier « qualité 100 000 km » de la DS/ID.

Relevés de défauts hydrauliques DS/ID et plannings qualité 100 000 km (1957) — page 185
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Ce dossier réunit les pièces de suivi qualité établies par Paul Magès et son équipe des Méthodes Fabrications à l'automne 1957, autour du chantier « DS-ID. Qualité 100.000 Kms ».

Plannings de mise en fabrication

Trois feuilles de planning (« Feuille N° 1, 2, 3 ») datées de 1957 listent, poste par poste, les défauts en cours d'étude sur les organes hydrauliques et mécaniques : pédalier de frein, joint tournant de pompe HP, bruits de pompe, fuites sur conjoncteur, correcteur de hauteur, cylindres de suspension, amortisseurs qui se bloquent, joint tournant en Rilsan, embrayage et cylindres de commande de vitesse p. 187-188, 191. Des notes internes sont citées : Note N°3, N°4, N°5, N°7, N°8, N°9, N°10 à MM. Cadiou et Colombot p. 187-188, 191, ainsi qu'une mention « Vu M. Igueneau le 24.10.57 » p. 191.

Relevés de mesures et de défauts

Un tableau de mesures de pression sur bloc hydraulique (137 lignes réparties en trois blocs) enregistre pour chaque pièce la pression de disjonction, de reconjonction, de stabilisation et l'écart ΔP, avec de nombreuses mentions rouges « Fuit jusqu'à reconjonction » ou « irrégulier » p. 186.

Des comptages de défauts terrain apparaissent à plusieurs reprises : sur les conjoncteurs, « 118 conjoncteurs ont été examinés », dont 13 avec fuite interne ramenant la pression au niveau de conjonction et 4 avec stabilisation légèrement supérieure p. 204. Sur les correcteurs de réembrayage, 300 unités examinées : 169 sans fuite, 131 avec fuite p. 204, et un suivi précis de deux correcteurs remontés (chassis 24672 et 24903, avec un joint trouvé coupé) est daté du 21.10.57 p. 205.

Un relevé sur la pompe HP (bague d'étanchéité de sortie d'arbre) daté du 13/10/57 compare ancienne bague (Ø19) et nouvelle bague (Ø18) : 54 % de bagues « gruffées ou rayées » pour l'ancienne contre 43 % pour la nouvelle p. 202. Un tableau récapitulatif d'« Organes Hydrauliques retour client examinés à Asnières » (notes N°24 à N°40, septembre-novembre 1957) détaille pompes HP, directions et conjoncteurs avec numéro de châssis, kilométrage et observation (aiguilles non traitées, joints vrillés, écrous non freinés) p. 207. Un second relevé daté du 15/11/57 porte sur 628 pompes HP examinées, dont 28 doigts d'arrêt cassés, avec un tableau de châssis et un croquis montrant la zone de rupture « à environ 40 mm » p. 208.

Deux formulaires « Essais de joints sur cylindres de débrayage » (E 806-2286) figurent vierges, sans données renseignées p. 195, 197, 199.

Enfin, deux bordereaux « Revues en lecture » listent les articles techniques soumis à M. Magès, l'un pour février 1957 p. 193, l'autre pour la quinzaine du 15 au 31 octobre 1957 p. 201.

Contexte

Ce dossier s'inscrit dans le grand chantier de fiabilisation de la DS 19 et de l'ID 19, lancées par Citroën en 1955-1956 avec leur suspension hydropneumatique révolutionnaire. L'objectif affiché de « qualité 100 000 km » correspond, dans l'histoire de la marque, à la période où les remontées clients sur les premières années de production ont mis en évidence des défaillances sur les organes hydrauliques (pompe haute pression, conjoncteur-disjoncteur, correcteurs de hauteur) — pièces maîtresses du système inventé par Paul Magès.

Rappelons que le service Méthodes Fabrications, où travaillait Magès, avait pour rôle de transformer les retours d'usage en actions correctives industrielles, via des notes techniques diffusées aux ingénieurs (Cadiou, Colombot, Bernard, Pelletier...).

Regard d'archiviste

Ce dossier illustre, mieux que bien des plans ou notes théoriques, le travail quotidien de Paul Magès une fois la suspension hydropneumatique lancée en série : il ne s'agit plus d'invention mais de fiabilisation industrielle — traquer les fuites, quantifier les taux de défauts, comparer des variantes de pièces (bagues Ø19 vs Ø18, p. 202).

La densité des tableaux chiffrés (pressions, taux de retour, numéros de châssis) et la circulation des notes numérotées entre Magès et ses collaborateurs (Cadiou, Colombot, Bernard, Pelletier) témoignent d'une organisation de suivi qualité déjà très structurée pour l'époque.

Il semble que ce dossier prolonge directement les études théoriques des années 1943-1946 sur la suspension : on peut utilement le mettre en regard des Plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle et correction automatique d'assiette et de la Chemise « Étude théorique – suspension hydropneumatique 1943/44 », qui posaient les bases conceptuelles de ce que ce dossier de 1957 doit désormais rendre fiable sur route.

Datation

1957

Document

24 pages

Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 185–208

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

Ensemble de feuillets datés d'octobre-novembre 1957 (p.189, 200, 202, 204, 205, 207, 208) et plannings 1957 au nom de M. Magès (p.187, 188, 191) ; correspond aux entrées « 10-1957 » et « 11-1957 » du sommaire.