Paul Magès Association
Rechercher
Retour aux archives

Note Bernard à Jouny sur les fabrications hydrauliques d'Asnières (5 juillet 1973)

Bilan interne dressé par M. Bernard sur 18 années de fabrications hydrauliques à l'usine d'Asnières : fiabilité de la pompe, du conjoncteur-disjoncteur et de la suspension, entre simplification et exigence de qualité.

Note Bernard à Jouny sur les fabrications hydrauliques d'Asnières (5 juillet 1973) — page 176
1 / 3

Comprendre ce document

Dans ce document

Cette note interne, adressée par M. Bernard à M. Jouny (avec copie à MM. Ravenel et Fleury), dresse un bilan des fabrications hydrauliques de l'usine d'Asnières après 18 années d'expérience. Le document est daté du 5 juillet 1973 (tampon d'entrée), mais signé « Le 2 Juillet 1973 » p. 178 — la note a donc été rédigée le 2 juillet et enregistrée le 5.

Résultats et chiffres

Bernard souligne que ces résultats « étonnent les représentants des firmes concurrentes » ayant visité l'usine p. 176. Il cite des données de production et de rechange :

PériodeVéhicules concernésProgramme mensuel P.R.Page
Jusqu'en 1967~700 000 véhicules D65 000 heuresp. 176
Jusqu'en 1973~1 000 000 véhicules D+G+S+PL18 000 heuresp. 176

Trois facteurs expliquent ces résultats : l'industrialisation en grande série à l'échelle micrométrique, le remplacement des huiles végétales/synthétiques par le liquide LHM à base d'huiles minérales, et les perfectionnements/simplifications du B.E.A. p. 176.

Organes hydrauliques

Bernard passe en revue trois organes clés p. 177 :

  • la pompe 7 pistons, efficace mais compliquée, avec des matériels de fabrication fatigués ; il évoque une pompe à blochets qui devrait « sortir du B.E.A. » pour un prix de revient plus faible ;
  • le conjoncteur-disjoncteur, dont la fiabilité est « remarquable » sur tous types de véhicules, mais qui nécessiterait une refonte pour les augmentations de cadence G+L+B ;
  • la suspension, dont il compare les cylindres du D, du G et du L pour souligner les progrès de simplification, avec des modifications sur la biellette et le grain à double rayon de courbure améliorant la fiabilité « sans augmentation du prix de revient ».

Conclusion et décolletage

La conclusion p. 178 insiste : la simplification « ne doit pas s'opérer au détriment de la qualité ». Bernard évoque les séminaires de Milly-la-Forêt avec les agents du réseau, et mentionne la concurrence des transmissions automatiques Borg Warner. Un second volet traite des fabrications de décolletage, rappelant les investissements en tours multibroches entre 1952 et 1956.

Une annotation manuscrite en rouge précise : « Note avant son départ à la retraite » p. 178.

Contexte

Le liquide LHM, la suspension hydropneumatique et le conjoncteur-disjoncteur sont des composants centraux du système développé par Paul Magès pour la DS puis étendus aux modèles GS et CX (ici désignés D, G, L, S, PL). L'usine d'Asnières était historiquement le site de fabrication des organes hydrauliques Citroën. Les séminaires de Milly-la-Forêt et la concurrence de Borg Warner (spécialiste américain des transmissions automatiques) relèvent du contexte industriel de l'époque, non détaillé dans le document lui-même.

Regard d'archiviste

Ce document offre un rare bilan d'ensemble, vu depuis l'usine de production plutôt que depuis le bureau d'études, sur près de deux décennies de fabrication hydraulique. L'annotation manuscrite évoquant un départ à la retraite semble concerner Bernard lui-même, responsable ou directeur à Asnières rédigeant cette note en fin de carrière — et non Paul Magès, qui ne quittera Citroën, après 49 ans de service, qu'en septembre 1974 (voir les photographies de son départ à la retraite). Ce ton de synthèse et de transmission d'expérience s'explique ainsi par la situation de son auteur.

L'insistance sur la tension entre simplification et maintien de la qualité fait écho aux préoccupations exprimées ailleurs dans le fonds Magès, notamment dans la note BEA 43.027 sur la sécurité de fonctionnement de l'hydraulique et dans la note sur la suspension de l'AP, qui documentent les évolutions techniques évoquées ici sur la suspension G puis L.

Datation

5 juillet 1973

5 juillet 1973 (tampon d'entrée, note signée Bernard le 2 juillet 1973 - p. 176 et p. 178)

Document

3 pages

Source : « Scanner 8 août 2025 à 15.18.pdf », p. 176–178

Télécharger le PDF

Note d'archivage

En-tête note n° 1.388 datée 5 JUIL. 1973 p.176, pages -2- et -3- p.177-178 ; entrée du sommaire.