Note technique de Magès sur la transmission hydraulique haute pression (3 janvier 1948)
Une note manuscrite de Paul Magès datée du 3 janvier 1948, exposant un principe de transmission hydraulique à grandes pressions et faibles courses, avec des pistes d'étanchéité sans joints spéciaux (suif, paraffine, chlorure polyvinylique Igelit).

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Cette note technique, datée du 3 janvier 1948 (« 3/I/48 », p. 2), porte le titre « Transmission hydraulique de grandes pressions sous faibles courses avec joints d'étanchéité très faciles » p. 2.
Principe mécanique proposé
Magès indique qu'« un ou des pistons lisses dans alésage avec ajustage G.6-H.7 est suffisant » et qu'« une vis précise dans son écrou également » peut « servir de piston moteur » avec un filetage « suivant OIN I3/I4 » p. 2. L'idée directrice est d'obtenir l'étanchéité sans joints complexes, grâce à la précision des ajustages.
Matériaux d'étanchéité envisagés
La note évoque de « bons résultats avec du suif aussi ferme que possible ou avec paraffine (sous la forme employée pour les bougies) » p. 2.
Elle mentionne ensuite un produit mis au point par I.G. Farbenindustrie A.G., présenté avec six qualités précises : quasi incompressible, plastique (« tendance à suivre l'élément pendant le retour »), consistant, liquéfiable par chauffage à 90° pour l'introduction en tuyauterie, stable à la conservation, et non agressif chimiquement envers l'acier et la fonte p. 2. Ce produit est identifié comme le « Chlorure polyvinylique "Igelit" » de I.G. Farbenindustrie A.G., mélangé à « 85 % de Mesamoll I comme émolient » p. 2.
Schémas
Deux croquis rehaussés de crayon rouge accompagnent le texte : le premier montre un mécanisme à vis filetée traversant un alésage avec des pattes de serrage ; le second, un anneau en deux demi-couronnes articulées, annoté à la main : « Sert à créer un mouvement de serrage ou bien à égaliser des pressions, le mouvement de serrage venant d'ailleurs » p. 2.
Contexte
I.G. Farbenindustrie était, dans les années 1930-1940, un très grand conglomérat chimique allemand, à l'origine notamment de plastiques et polymères industriels — ce nom n'est ici qu'un repère historique extérieur au document.
Cette note se situe dans la période où Paul Magès, ingénieur chez Citroën, explorait les principes fondamentaux de l'étanchéité et de la transmission hydraulique qui aboutiront quelques années plus tard à la suspension hydropneumatique de la DS, présentée en 1955. En 1948, ces recherches restent à un stade de principes mécaniques de base, loin encore du système complexe qui équipera la DS.
Regard d'archiviste
Ce document a probablement une valeur de jalon précoce dans la réflexion de Magès sur l'étanchéité hydraulique sans joints spéciaux — un enjeu central pour toute transmission de pression fiable et compacte p. 2.
Il est intéressant de noter la démarche empirique : test de matériaux simples (suif, paraffine) puis veille sur un produit industriel allemand plastique et thermofusible, ce qui suggère une recherche active de solutions alternatives aux joints classiques dès cette période.
Ce document semble s'inscrire dans une continuité avec les Notes manuscrites sur la correction d'assiette et les flexibilités AV/AR, qui touchent également aux fondements techniques de la suspension étudiée par Magès à la même période. On peut aussi le rapprocher des travaux ultérieurs sur les fluides pour amortisseurs, comme l'Essai n° 219.084 sur les huiles Vacuum/VP 100, qui prolonge cette quête de matériaux adaptés aux systèmes hydrauliques Citroën.
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Datation
3 janvier 1948
Document
1 page
Source : « Scanner 1 août 2025 à 17.40.pdf », p. 2
Catégorie
Note d'archivage
Page 2 : référence datée « 3/I/48 » en tête, sujet autonome, schéma technique propre à la pièce.

