Planche n°12 — Schémas du lanceur caoutchouc et de son verrouillage (8 février 1945)
Planche technique signée P. Magès détaillant les schémas du « lanceur caoutchouc » : principe général, mécanisme de verrouillage et commande de déverrouillage par câble.

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Cette planche technique, numérotée planche n°12 et signée P.Magès, regroupe trois séries de schémas relatifs à un dispositif de lancement de moteur par accumulation élastique, dit « lanceur caoutchouc ».
Schéma de principe du lanceur caoutchouc
Un double schéma en coupe présente l'ensemble cylindrique du dispositif, muni d'une manivelle, avec des repères encerclés « n » et « P » sur la vue de gauche, puis « C », « V », « S », « M », « RL », « n » et « P » sur la vue de droite, plus détaillée p. 6. Cette dernière montre des éléments en éventail répartis en deux rangées autour d'un axe central, évoquant des lames ou blocs de caoutchouc p. 6.
Schéma de réalisation du verrouillage
Trois schémas circulaires illustrent le mécanisme de verrouillage dans trois états successifs : « VERROUILLÉ », « DÉVERROUILLÉ » (avec repères « M », « V », « O », « r », « R », « L ») et « VERROUILLAGE 1er TEMPS » p. 6. Chaque état fait apparaître un ressort en zigzag et des cercles pleins disposés en circonférence p. 6.
Schéma de la commande de déverrouillage
Trois schémas linéaires détaillent la « commande de déverrouillage dans le cas de la mise en torsion par câble » : mécanisme à câble, ressort, et une forme stylisée évoquant une main actionnant le dispositif, avec flèches de mouvement p. 6.
Des chiffres manuscrits au crayon (« 1 », « 2 », « 3 » et d'autres peu lisibles) accompagnent les différents schémas, probablement pour en indiquer l'ordre ou la numérotation p. 6.
Contexte
Le « lanceur caoutchouc » évoqué ici s'inscrit dans les recherches menées durant l'immédiat après-guerre sur des dispositifs mécaniques de démarrage de moteur n'utilisant pas l'électricité, à une époque où les batteries restaient coûteuses, fragiles ou peu fiables.
L'idée d'un stockage d'énergie par torsion élastique (ici via des éléments en caoutchouc plutôt qu'un ressort métallique classique) rappelle les principes des lanceurs à ressort utilisés sur certains petits moteurs ou avions de l'époque.
Paul Magès, alors jeune ingénieur, développera par la suite chez Citroën son invention la plus célèbre, la suspension hydropneumatique ; ce brevet de 1945 témoigne d'une phase antérieure de son activité inventive, centrée sur des solutions mécaniques d'accumulation d'énergie.
Regard d'archiviste
Cette planche n°12 illustre la rigueur du travail graphique de Magès dans la constitution de ses dossiers de brevet : chaque état mécanique du verrouillage est représenté séparément (verrouillé, déverrouillé, premier temps), ce qui suggère un souci pédagogique de démonstration destiné à l'examinateur du brevet.
Elle constitue vraisemblablement une pièce jointe directe du Projet de brevet « Dispositif de lancement pour moteurs » (lanceur caoutchouc), n°178, daté du même jour, 8 février 1945.
La présence de repères alphabétiques (C, V, S, M, RL, r, R, L, O) laisse penser que cette planche était accompagnée d'une notice descriptive détaillant chaque pièce — non présente dans cette archive.
Il est probable que cette planche précède, dans la logique du dossier, la Planche n°13 — Déverrouillage électrique et automatique, qui traite d'une variante électrique et automatique du même mécanisme de déverrouillage, ici présenté sous sa forme mécanique par câble.
Datation
8 février 1945
Document
1 page
Source : « WEB 82 — 1945. Projet de brevet pour un dispositif de lancement du moteur par accumulation élastique. -.pdf », p. 6
Catégorie
Note d'archivage
Page 6 : référence propre « PLANCHE N°12 », type plan/schéma et signature P. Magès ; planche annexée au projet de brevet daté du 8/2/45 (p.1).





