Tableau comparatif « À égalité de cylindrée » : moteur classique vs moteur sous-alimenté (1944)
Planche comparative chiffrée signée par Paul Magès opposant, à cylindrée égale, un moteur classique et un moteur « sous-alimenté », démontrant par le calcul un gain de consommation de 12,7 % à puissance égale.

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Cette planche compare, « à égalité de cylindrée » p. 4, trois configurations de moteur au moyen de schémas de coupe cylindre-piston et de bilans énergétiques chiffrés.
Moteur classique
Rapport volumétrique de 6,2, pression absolue d'admission à « plein gaz » de 0,8. À pleine charge : énergie dépensée 246, énergie sur piston 100, pertes 146, frottements 15, énergie utile 85, soit un indice de consommation « 246/85 = 2,9 » p. 4.
En régime « gaz réduits », ce même moteur affiche : énergie dépensée 182, énergie sur piston 74, pertes 108, frottements 15, énergie utile 59, indice « 182/59 = 3,1 » p. 4.
Moteur sous-alimenté
Pression absolue d'admission à « plein gaz » de 0,53, rapport volumétrique 8,5. Bilan : énergie dépensée 162, énergie sur piston 74, pertes 88 — « soit 18,5 % en moins que Mot. Classique à puissance égale » p. 4 —, frottements 15, énergie utile 59, indice « 162/59 = 2,75 » p. 4.
Comparaison
Le document conclut : les deux moteurs équipant des voitures identiques, le premier (classique) « permet des "reprises" et des "vitesses" plus grandes », mais à égalité de vitesse (donc de puissance), sa consommation est « de 12,7 % supérieure » à celle du moteur sous-alimenté, calcul détaillé « (3,1-2,75)/2,75 x100 = 12,7 » p. 4.
La page porte la signature manuscrite « P.Magès », suivie d'une mention incertaine p. 4.
| Configuration | Rap. volumétrique | Pression admission | Énergie dépensée | Énergie utile | Indice consommation | Page |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Moteur classique (plein gaz) | 6,2 | 0,8 | 246 | 85 | 2,9 | p. 4 |
| Moteur classique (gaz réduits) | 6,2 | 0,8 | 182 | 59 | 3,1 | p. 4 |
| Moteur sous-alimenté | 8,5 | 0,53 | 162 | 59 | 2,75 | p. 4 |
Contexte
À l'époque, cette réflexion s'inscrit dans le parcours de Paul Magès chez Citroën : entré en août 1925 comme autodidacte, il devient rédacteur technique puis sous-responsable du Super-Contrôle (notes autobiographiques), et c'est en 1939-1940, avec le limiteur de freinage du fourgon TUB, qu'il entre au bureau d'études — où il travaille dès 1944 sur la suspension hydropneumatique (plans du 17 février 1944). Cette planche, datée de la même année, témoigne de préoccupations parallèles sur le rendement thermique des moteurs à essence, jouant sur le rapport volumétrique et le taux de remplissage des cylindres — préoccupation centrale de nombreux bureaux d'études automobiles, dont celui de Citroën.
Le principe de « sous-alimentation » (réduction de la pression d'admission compensée par un rapport volumétrique plus élevé) s'inscrit dans les recherches générales sur l'optimisation de la combustion, dans un contexte de restrictions de carburant liées à la guerre.
Regard d'archiviste
Cette planche synthétise, de façon très visuelle, une démonstration chiffrée : elle semble conçue comme argumentaire pédagogique ou support de présentation, destiné à convaincre qu'un moteur sous-alimenté, malgré des performances de pointe moindres, offre une économie de consommation réelle à puissance égale p. 4.
Elle prolonge probablement les calculs plus détaillés de la Note technique « Influence du rapport de remplissage sur le rendement thermique » et s'appuie sur les valeurs établies dans la planche graphique de détermination du rapport volumétrique, ce qui suggère un même dossier de travail mené par Magès durant l'été 1944 autour de cette même problématique du rendement moteur.
La présence de la signature renforce l'hypothèse d'un document de synthèse validé personnellement par l'ingénieur, peut-être destiné à une présentation interne.
Datation
1944
Document
1 page
Source : « WEB 56 — 1944. Amélioration du rendement moteur grâce à la sous alimentation. -.pdf », p. 4
Tags
Catégorie
Note d'archivage
P.4 : nouvelle planche autonome (schéma + tableau + signature) distincte de la planche p.2 ; datation rapportée à l'ensemble du dossier de 1944, aucune date propre portée.





