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Brevet Louis Renault n° 392.320 (1908) : changement de vitesse hydraulique progressif

Fascicule officiel du brevet déposé par Louis Renault en 1908 pour une transmission hydraulique progressive à débrayage et frein, conservé dans le fonds Magès comme référence technique historique.

Brevet Louis Renault n° 392.320 (1908) : changement de vitesse hydraulique progressif — page 137
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Objet du brevet

Le fascicule officiel présente le brevet n° 392.320 déposé par Louis Renault le 15 juillet 1908, délivré le 22 septembre 1908 et publié le 24 novembre 1908, pour un « Changement de vitesse hydraulique progressif avec débrayage et frein » p. 137. Le fascicule porte une cote manuscrite « Pb 4633 / 1959 » et des annotations à l'encre encerclant le nom de Renault et la date de dépôt p. 137.

Principe général

« L'arbre moteur actionne un système de pompes. Le liquide sous pression sortant des pompes est envoyé dans un système récepteur qui actionne à son tour l'arbre conduit » p. 137. Le mécanisme repose sur une cuvette inclinable (2) entraînée par l'arbre moteur (1), des pistons (12) coulissant dans des cylindres (14), et un distributeur (17) muni de mortaises et de clapets de remplissage (22) et de sûreté (23) p. 137-138.

Fonctionnement

Le texte détaille comment l'inclinaison de la cuvette 2 fait varier le débit des pompes et donc la vitesse de l'arbre conduit : obliquité maximum = débit maximum, cuvette perpendiculaire à l'arbre = « c'est le moment du débrayage » p. 138. En inclinant davantage dans le même sens, on inverse le sens de rotation de l'arbre conduit, permettant la marche arrière p. 138. Pour le freinage, « il suffit de mettre la cuvette 2 dans la position de débrayage » : l'arbre conduit devient alors moteur et le liquide, ne trouvant pas d'écoulement, passe par les clapets 23, assurant le freinage p. 138.

Commande automatique

Une variante décrite prévoit une commande automatique : la pression du liquide agit sur un piston (25) relié à l'arbre moteur, modifiant l'inclinaison de la cuvette selon l'effort résistant, ce qui fait varier automatiquement le rapport de vitesse p. 138-139. Un manchon (29) permet toutefois la commande manuelle nécessaire à la marche arrière, « qui ne peut être faite automatiquement » p. 139. Le texte renvoie également à un brevet antérieur de Renault, le n° 385.751 du 30 décembre 1907, pour un système de prise directe automatique compatible p. 139.

Le résumé final p. 139 synthétise l'invention : un plateau inclinable entraînant des pompes reliées à un système récepteur identique, permettant vitesse variable, marche arrière, débrayage et freinage par simple changement d'inclinaison. Le document est signé « Louis RENAULT, par procuration : Georges Boju » p. 139. La planche unique p. 140 illustre huit figures numérotées (Fig.1 à Fig.8) montrant les coupes du mécanisme.

Contexte

Ce brevet appartient à la longue histoire, largement antérieure à Citroën, des recherches sur la transmission hydraulique progressive — l'ambition de remplacer les boîtes de vitesses à crabots par un système continu. Louis Renault, fondateur des usines Renault, a déposé de nombreux brevets dans les premières décennies de l'automobile.

Ce document ne provient pas de l'activité inventive de Paul Magès lui-même : il s'agit d'un fascicule historique conservé dans son fonds, probablement à titre de référence technique et de veille brevets, dans le cadre de ses propres travaux sur la transmission hydrostatique menés chez Citroën à partir des années 1960.

Regard d'archiviste

La présence de ce brevet de 1908 dans les archives de Magès est révélatrice : elle suggère qu'il a probablement étudié les antécédents historiques de la transmission hydraulique progressive avant, ou pendant, la mise au point de ses propres systèmes. La cote manuscrite « Pb 4633 / 1959 » p. 137 laisse penser que le document a été consulté ou classé dès la fin des années 1950, soit plusieurs années avant les développements les plus documentés de la transmission hydrostatique chez Citroën, comme on peut le constater dans l'Exposé de P. Magès sur la transmission hydrostatique ou les Notes manuscrites « Présentation T.H. 50 CV ».

Le principe décrit — pompes à pistons axiaux et plateau inclinable — annonce, avec un siècle d'avance, les architectures que l'on retrouvera étudiées dans les planches techniques de la transmission hydrostatique GS. Ce brevet constitue ainsi une pièce de contexte technique précieuse, à la croisée de l'histoire de l'automobile et du travail d'ingénieur de Magès.

Datation

15 juillet 1908

Demandé le 15 juillet 1908 (p. 137)

Document

4 pages

Source : « Scanner 18 août 2025 à 15.25.pdf », p. 137–140

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

p.137 page de titre du brevet n° 392.320 demandé le 15 juillet 1908 ; p.138-139 pages 2-3 ; p.140 planche unique.