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Note de Paul Magès sur le freinage de la DS 19 (2 avril 1958)

Une note manuscrite de Magès détaillant les circuits de freinage de la DS 19 et proposant d'utiliser les sphères de suspension comme réserve de sécurité, pour plus que doubler l'énergie de freinage disponible.

Note de Paul Magès sur le freinage de la DS 19 (2 avril 1958) — page 270
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Cette note manuscrite, datée du 2 avril 1958 et signée Magès, expose une réflexion technique sur le freinage de la DS 19 p. 270.

Les circuits de freinage existants

Magès décrit d'abord les circuits de freins avant et arrière, séparés, chacun équipé d'un accumulateur d'environ 0,4 litre (gaz + liquide), gonflé à 40 kg/cm² p. 270. Il détaille les volumes de liquide disponibles selon la pression :

PressionVolume de liquide accumulé
160 kg/cm²300 cm³
130 kg/cm² (mini conjoncteur)277 cm³
65 kg/cm² (allumage avertisseur)150 cm³

p. 270

L'idée : utiliser les sphères de suspension

Magès propose ensuite d'utiliser les sphères de suspension comme réserve de sécurité pour le freinage. Pour la suspension avant (2 sphères de 0,750 l, gonflage 60 kg/cm²), le volume de liquide disponible est de 550 cm³ à vide (pression d'équilibre 95 kg/cm²) et 680 cm³ en charge (110 kg/cm²), plus environ 50 cm³ liés à l'affaissement de la voiture p. 270. Pour l'arrière (2 sphères de 0,750 l, gonflage 26 kg/cm²), il note 750 cm³ à vide (52 kg/cm²) et 1110 cm³ en charge (100 kg/cm²), avec le même complément de 50 cm³ p. 270.

Il conclut que « la réserve d'énergie de freinage est donc plus que doublée » en exploitant les sphères de suspension p. 270, et souligne que « le manque de suspension oblige le conducteur à s'arrêter ou à rouler très lentement » — un avertissement plus efficace, selon lui, que le meilleur avertisseur électrique p. 270. Il relie enfin la pression de suspension, proportionnelle au poids porté par chaque essieu, au couple de freinage nécessaire, y voyant une piste pour résoudre ce qu'il appelle le « problème numéro un » de l'automobile p. 270.

Contexte

La DS 19, lancée par Citroën en 1955, est réputée pour sa suspension hydropneumatique, invention de Paul Magès, entré chez Citroën en août 1925 et dont les plans de suspension hydropneumatique remontent au 17 février 1944 (Plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle). Historiquement, ce système a effectivement servi de base à l'assistance de freinage sur les Citroën à sphères (DS puis modèles suivants), où la pression hydraulique de la suspension alimente les freins — une caractéristique qui deviendra une signature technique de la marque. Cette note se situe donc à une période clé de mise au point de la DS, quelques années après son lancement commercial et alors que Magès, autodidacte devenu sous-responsable du Super-Contrôle, poursuit le développement de son invention au sein du bureau d'études (notes autobiographiques).

Regard d'archiviste

Ce document offre un aperçu précieux du raisonnement d'ingénieur de Magès : il cherche, par le calcul, à justifier l'extension de sa propre invention (la suspension) vers une nouvelle fonction, le freinage p. 270. La formule sur le « problème numéro un » de l'automobile témoigne de l'ambition qu'il porte à cette solution, lui qui consacrera 49 années de carrière chez Citroën à son perfectionnement, de son entrée en 1925 jusqu'à sa retraite en septembre 1974 (photographies du départ à la retraite).

Ce feuillet appartient au même dossier que le Sommaire de la chemise 41-59, consacré à la suspension hydropneumatique et à ses évolutions sur la DS — un contexte cohérent avec cette note technique de 1958.

Datation

2 avril 1958

Document

1 page

Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 270

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

p.270 note dactylographiée « Le 2/4/58 – FREINAGE D.S.19 ».