Note aux concessionnaires n° 600 : réparer la suspension hydropneumatique de la 15 Six-H
Note technique Citroën du 6 mai 1954 détaillant, à l'usage des concessionnaires, le fonctionnement et les méthodes de réparation de la suspension hydropneumatique arrière de la 15 Six-H.

Présentation et légendes d’origine
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Cette note technique interne, adressée par la Société Anonyme André Citroën aux concessionnaires sous le n° 600, expose les méthodes de réparation de la suspension hydropneumatique de la 15 Six-H.
Présentation générale de la suspension AR
Le document précise qu'à l'avant, les barres sont « plus longues » et complétées d'une barre anti-roulis, tandis qu'à l'arrière « la barre de torsion habituelle a été remplacée par un piston comprimant, par l'intermédiaire d'un liquide, un gaz enfermé dans une capacité étanche » p. 1.
La suspension arrière est décrite comme constituée, de chaque côté, d'un bras pivotant, d'un cylindre-piston relié par un levier, et d'une sphère avec dispositif d'amortissement p. 1. L'ensemble est relié par une barre anti-roulis.
Organes d'alimentation et de commande
Le circuit comprend un réservoir d'alimentation avec filtre, une pompe haute pression, un conjoncteur-disjoncteur, un accumulateur, un robinet d'isolement et un correcteur de hauteur p. 1.
Le rôle de chaque organe est détaillé :
- Le réservoir utilise « le même » liquide que les freins hydrauliques p. 1.
- La pompe haute pression comporte 7 pistons commandés par un plateau oscillant, entraînée par le moteur via une courroie trapézoïdale p. 1.
- Le conjoncteur-disjoncteur règle la pression entre deux limites p. 2.
- L'accumulateur alimente les cylindres de suspension p. 2.
- Le robinet d'isolement se déverrouille automatiquement « au premier débrayage » p. 2.
- Le correcteur de hauteur, à tiroir, maintient la hauteur arrière constante quelle que soit la charge ; son tiroir est commandé par une languette liée à une tige de torsion fixée à la barre anti-roulis p. 2.
- La sphère fixée au cylindre contient du gaz sous pression et intègre un amortisseur à clapets p. 2.
- Une commande manuelle sur le correcteur permet de lever ou baisser la voiture pour le changement d'une roue arrière p. 2.
Réparations
La section « Réparations » débute par la suspension avant : remplacement des barres de torsion après retrait des butées coniques supérieures, puis réglage de la barre anti-roulis (texte interrompu en fin de page 2).
Contexte
La 15 Six-H, produite par Citroën au début des années 1950, fut l'un des premiers modèles à recevoir, sur l'essieu arrière, la suspension hydropneumatique mise au point par Paul Magès — technologie sur laquelle il travaille depuis ses plans du 17 février 1944 et qu'il éprouve encore lors de l'essai de la 15-Six H des 3-5 avril 1954, un mois seulement avant cette note ; elle sera généralisée sur la future DS 19 présentée le 6 octobre 1955.
Cette diffusion aux concessionnaires, en mai 1954, s'inscrit dans la logique commerciale de Citroën : préparer le réseau à l'entretien d'une innovation encore inédite pour le grand public, avant son déploiement à plus grande échelle.
Regard d'archiviste
Ce document est l'une des toutes premières notes de formation technique destinées au réseau commercial concernant la suspension hydropneumatique, un an avant la révélation de la DS, et rédigé dans la foulée immédiate des propres essais de Paul Magès sur ce modèle. Sa numérotation « n° 600 » suggère une série continue de notes aux concessionnaires p. 1.
L'insistance pédagogique — définition de chaque organe, rôle précis, vocabulaire encore hésitant (« bloc pneumatique » pour la sphère, p. 2) — traduit le souci de Citroën d'accompagner un réseau non familiarisé avec cette mécanique inédite.
Ce texte gagne à être lu avec les planches de détail des organes hydrauliques et le schéma de l'installation hydraulique, qui illustrent probablement les organes ici décrits en texte.
Datation
6 mai 1954
Document
2 pages
Source : « WEB 76 — CITROËN 15 SIX-H. -.pdf », p. 1–2
Tags
Catégorie
Note d'archivage
En-tête et référence « NOTE TECHNIQUE à MM. les CONCESSIONNAIRES N° 600 » avec date portée « 6 Mai 1954 » (p.1) ; la p.2, paginée « 2 », poursuit le texte sur le conjoncteur-disjoncteur.






