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Étude comparative manuscrite : suspension hydropneumatique DS vs pneumatique Cadillac Eldorado

Un document de calcul manuscrit compare chiffres à l'appui la suspension hydropneumatique de la DS et la suspension pneumatique de la Cadillac Eldorado, avant de discuter les thèses sur l'isochronisme présentées à la SIA par Maurice A. Julien.

Étude comparative manuscrite : suspension hydropneumatique DS vs pneumatique Cadillac Eldorado — page 9
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Comparaison Citroën / Cadillac Eldorado (p. 9)

Le document ouvre sur une comparaison entre la suspension hydro-pneumatique haute pression « du type Citroën » et une solution « 100% pneumatique, a basse pression, du type Cadillac Eldorado » p. 9. L'auteur y affirme que « le confort croit, avec l'augmentation » de flexibilité et que, « contrairement a une opinion bien établie, la flexibilité améliore la tenue de route » p. 9. Sur la DS, la flexibilité utilisable est dite limitée par le mouvement de tangage à l'accélération/décélération p. 9.

Un tableau chiffré calcule les dimensions de « ressorts a air du type GMC » qui donneraient la même flexibilité que les sphères DS actuelles :

GrandeurAvantArrièrePage
Volume sphères actuelles750 cm³750 cm³p. 9
Pression de gonflage60 Kg/cm²30 Kg/cm²p. 9
P×V = K45 00022 500p. 9
Volume à 5 Kg/cm²90004500p. 9
Volume par sphère9 litres4,5 litresp. 9
Diamètre approx.400 mm280 mmp. 9

Isochronisme et étude de M. Maurice A. Julien (p. 10)

La page 10 évoque une « Suspension compensée a volume constant et masse d'air variable » puis la combinaison de ressorts « Solides » et « Pneumatiques » (solution Pirelli/Paulstra) p. 10. L'auteur rapporte qu'à la SIA, Maurice A. Julien a cherché à démontrer que la suspension « a masse d'air constante » (Citroën) n'est « pas isochrone » comme celle « a masse d'air variable » (GMC), et qu'une combinaison ressort solide + ressort à air permettrait un « isochronisme parfait » à 4 % près p. 10. L'auteur juge cette étude « théorique parfaite pour la galerie » et estime que la périodicité de caisse n'a pas d'importance dès qu'on obtient un système « pratiquement apériodique » p. 10.

Calculs comparatifs de pistons et pompes (p. 11)

La page 11 compare sections de pistons DS (∅ = 35, section 9,6 cm²) et « GMC » (section nécessaire ~214 cm², ∅ 165 mm) p. 11. Elle évalue les volumes d'huile et d'air à injecter pour augmenter la pression : « 375 cm³ d'huile » pour passer de 60 à 120 Kg/cm² sur sphère DS, contre « 45 litres d'air » pour la sphère GMC p. 11. Un encadré note que « GMC Cadillac annonce 9,8 l. par minute : 7 Kg. (450 cm³ ?) », jugé « probablement erroné » p. 11.

Conclusion sur la combinaison air-solide (p. 12)

La page 12 conclut que dans une combinaison « air-solide », les rigidités « en parallèle » s'ajoutent, donc « la rigidité ne peut pas être inférieure a la rigidité du ressort solide ». L'auteur juge cette solution « pas applicable sur DS ou sur toute voiture où le confort est un problème N°1 » p. 12.

Contexte

Historiquement, la DS de Citroën (1955) utilise la suspension hydropneumatique haute pression inventée par Paul Magès, tandis que la Cadillac Eldorado de la même époque proposait une suspension pneumatique basse pression, alors très commentée aux États-Unis. La référence à la SIA (Société des Ingénieurs de l'Automobile) situe ce débat dans le cercle technique français des années 1950, où l'on confrontait volontiers les approches américaine (GMC) et française.

En 1957, Paul Magès, entré chez Citroën en août 1925, travaille depuis plus de dix ans sur la suspension hydropneumatique : ses plans initiaux datent de février 1944 (Plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle), suivis des premiers essais 2 CV en 1946 (Cahier des premiers essais de la 2 CV) et de la présentation de la DS le 6 octobre 1955.

Regard d'archiviste

Ce document semble être une étude de travail interne, probablement de Paul Magès lui-même, destinée à comparer objectivement — chiffres à l'appui — la solution DS à celle de la Cadillac Eldorado et aux thèses théoriques présentées à la SIA p. 9-11.

Les nombreuses ratures et croix apposées sur les calculs suggèrent un document brouillon, retravaillé, où l'auteur teste puis abandonne certaines pistes de calcul.

La conclusion très tranchée de la page 12 — jugeant la solution air-solide inapplicable « sur DS ou sur toute voiture où le confort est un problème N°1 » — semble confirmer la doctrine défendue par Magès en faveur de la flexibilité maximale. Ce document s'inscrit probablement dans la même réflexion que les Réflexions sur le rapport SAE n°28/78 et la Note à M. Cadron sur les classes de suspension pneumatique, tous deux de 1957.

Datation

1957

Document

4 pages

Source : « Scanner 5 août 2025 à 13.57.pdf », p. 9–12

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

Page 9 : nouveau titre général « Suspensions pneumatiques – Comparaison entre la solution Hydro-pneumatique... et celle 100% pneumatique » ; pages 10-12 continuent la numérotation des solutions (3°) et les calculs comparatifs. Datation rattachée au dossier de 1957.