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Sommaire de la chemise « Suspension à air SAGA » (14 février 1956)

Le sommaire manuscrit d'une chemise d'archives datée du 14 février 1956, listant les pièces réunies par Paul Magès sur la suspension à air SAGA — coupures de presse, note personnelle et essais concurrents.

Sommaire de la chemise « Suspension à air SAGA » (14 février 1956) — page 1
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Dans ce document

Cette page constitue le sommaire manuscrit d'une chemise d'archives consacrée à la « Suspension à air SAGA », datée du 14 février 1956 (date inscrite deux fois : en en-tête et en marge, p. 1).

Contenu annoncé du dossier

Le sommaire liste les pièces devant se trouver dans la chemise :

  • « 2 extraits de magazines » p. 1 ;
  • un article ou coupure intitulé (avec un mot incertain) « [La] suspension pneumatique rencontre des difficultés au[x] États-Unis » p. 1 ;
  • une « Note de Mr Paul Magès à Mr Cadioa concernant [la] suspension à air » p. 1 — le nom du destinataire est retranscrit « Cadioa », graphie incertaine ;
  • un document relatif à la « Suspension à air Bougeard essayée au BEA sur 2 CV, 4 CV, Vedette » p. 1.

Aucun autre détail technique, chiffré ou nominatif n'est donné : il s'agit d'une simple liste de pièces, sans développement.

Contexte

Le BEA (Bureau d'Études Automobiles) est, dans l'histoire de Citroën, le service où Paul Magès conduisait ses recherches sur les suspensions ; c'est à Citroën qu'il entre en août 1925, à 17 ans et demi, et où il fait toute sa carrière, jusqu'à sa retraite en septembre 1974 (notes autobiographiques : Brouillon de lettre de Paul Magès à M. Sarre et plan d'entretien du 11). Les véhicules cités — 2 CV, 4 CV (Renault) et Vedette (Ford France/Simca) — correspondent aux modèles populaires français de l'époque, souvent utilisés comme bancs d'essai pour comparer des solutions de suspension.

La mention de difficultés rencontrées par la « suspension pneumatique » aux États-Unis renvoie, dans le contexte général de l'industrie automobile des années 1950, aux systèmes à air comprimé expérimentés par des constructeurs américains (notamment General Motors et Cadillac), qui connurent effectivement des soucis de fiabilité — mais ce lien reste une connaissance extérieure au document, non confirmée par cette page.

Ce dossier se situe dans la période où Citroën développe en parallèle sa propre solution, la suspension hydropneumatique — dont les premiers plans datent du 17 février 1944 (Plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle et c) et dont les premiers essais sur 2 CV se déroulent en mai-juillet 1946 (Cahier des premiers essais de la 2 CV à suspension hydropneumatique) — qui équipera la DS présentée le 6 octobre 1955.

Regard d'archiviste

Ce sommaire n'est pas une pièce technique en soi, mais une clé de lecture pour comprendre l'organisation du dossier « SAGA ». Il révèle qu'à cette date, Paul Magès et son équipe suivaient de près les solutions concurrentes — qu'elles viennent d'un ingénieur ou fournisseur nommé Bougeard, ou de la presse spécialisée évoquant les déboires américains.

Il semble que ce document ait été conçu comme un outil de veille comparative, probablement complémentaire aux réflexions plus détaillées que Magès développera l'année suivante, comme dans sa note à M. Cadron sur les classes de suspension pneumatique ou son étude comparative avec la Cadillac Eldorado.

La graphie incertaine de certains noms (« Cadioa ») invite à la prudence : seule une confrontation avec d'autres pièces du fonds permettrait de lever le doute.