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Compte rendu du Laboratoire Citroën sur amortisseur et réservoir (14 mars 1952)

Un compte rendu technique du Laboratoire André Citroën formule des remarques précises sur l'amortisseur, le support d'accumulateur et le réservoir de la suspension hydraulique, en réponse à des plans du bureau d'Études.

Compte rendu du Laboratoire Citroën sur amortisseur et réservoir (14 mars 1952) — page 94
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Ce feuillet est un compte rendu du Laboratoire André Citroën (53, rue Balard, Paris), daté du 14 mars 1952, référencé « Essai n° 220.675 » p. 94. Il fait suite à l'examen de plans transmis par le bureau d'Études via la « Note ETUDES n°42.401 T du 10-3-52 » p. 94, et porte sur trois points de la suspension hydraulique : l'amortisseur, le support d'accumulateur et le réservoir.

Amortisseur

Le laboratoire demande la suppression d'un clinquant (référencé E.401.396.c), à remplacer par un épaulement sur le siège ou sur le clapet. Il demande également le remplacement du clapet E.401.397.c par un clapet rigide « d'au moins 2 mm d'épaisseur », ou à défaut un essai rapide de cette solution. Le laboratoire donne son accord pour visser puis sertir l'amortisseur sur la sphère p. 94.

Support d'accumulateur

Sur ce point, la note est laconique : « Rien à dire. » p. 94.

Réservoir

Le laboratoire souhaite que le tamis du réservoir soit facilement visible, afin de distinguer un colmatage d'une crevaison. Il demande aussi que les pattes d'accrochage inférieures des sangles de support du réservoir aient un bord arrondi, pour éviter que les sangles ne se plient à angle droit — en référence explicite au « réservoir à essence » p. 94.

Le document porte une mention manuscrite « M. Magès » dans la marge, ainsi qu'une signature partiellement lisible « A. [incertain] » p. 94.

Contexte

Le Laboratoire André Citroën jouait, dans l'organisation industrielle de la marque, le rôle d'évaluateur technique des solutions proposées par le bureau d'Études — ici dirigé, pour la suspension, par Paul Magès, entré chez Citroën en 1925 et alors sous-responsable du Super-Contrôle après son passage au bureau d'études (notes autobiographiques). En 1952, les travaux sur la suspension hydropneumatique — dont les premiers plans datent du 17 février 1944 (plans de suspension hydropneumatique) et dont les premiers essais sur 2 CV ont eu lieu en 1946 (cahier des premiers essais) — progressaient vers ce qui deviendra le système équipant la future DS, présentée le 6 octobre 1955. Les éléments évoqués — amortisseur, accumulateur (sphère), réservoir — sont des composants centraux de ce système hydraulique, dont l'huile assure à la fois la suspension, le freinage et la direction assistée.

Regard d'archiviste

Ce compte rendu illustre le dialogue technique routinier entre le laboratoire d'essais et le bureau d'Études pendant la phase de mise au point de la suspension hydropneumatique. La mention manuscrite « M. Magès » suggère que ce document lui était directement destiné ou transmis pour information p. 94.

Les remarques, très concrètes — épaisseur d'un clapet, forme d'un bord de patte de sangle —, montrent le degré de détail industriel nécessaire avant la mise en fabrication. Il s'agit d'un jalon parmi la longue chaîne d'essais qui mènera, deux ans plus tard, à l'essai de la 15-Six H puis à la présentation de la DS, dans la continuité des plans de suspension hydropneumatique élaborés quelques années plus tôt, et à rapprocher du contexte général du dossier décrit dans le sommaire de la chemise 41-59.

Datation

14 mars 1952

Document

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Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 94

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

p.94 essai n° 220.675 daté 14 3 52.